Guide d'instruction (63 ko, PDF)

View as PDF (63 ko, PDF)


(05K30.10 et 05K37.01)
 
Le racloir d'ébéniste est un outil aussi efficace que polyvalent. Mais, pour en apprécier pleinement les qualités, il faut que celui-ci soit correctement affûté. L'affûtage, décrit ci-dessous, est assez simple à réaliser et ne prend que quelques minutes.
 
Remarque : Nos racloirs extradurs sont déjà affûtés à 90°. Ils ne requièrent ni dressage ni rodage initial. Ils sont ainsi prêts pour le travail de finition et doivent être uniquement passés à l'affiloir pour réaliser de gros travaux. Du morfil peut s'être formé sur les arêtes courtes lors de leur coupe. Éliminer ce résidu métallique à l'aide d'une lime.
 
Affilage
 
Pour les travaux de finition, comme la marqueterie, on peut utiliser le racloir aussitôt après le rodage. Cependant, pour la plupart des travaux, le tranchant devra être affilé. N'importe quel affiloir fera l'affaire, pourvu qu'il soit plus dur que les racloirs eux-mêmes et qu'il soit lisse pour ne pas former un crochet rugueux. L'affiloir triple Veritas (05K32.01) est un choix judicieux. Cet affiloir en forme de goutte convient à tous les racloirs, qu'ils soient rectangulaires ou courbés. Mais pour réussir un crochet efficace et régulier sur un racloir rectangulaire, il est de mise d'utiliser l'affiloir réglable Veritas (05K37.01). La méthode proposée ci-dessous fait appel à un affiloir traditionnel, comme l'affiloir triple Veritas.  

Figure 1 : Affilage initial
 
L'affilage donne de meilleurs résultats si le racloir est maintenu droit, serré dans un étau. Passer l'affiloir à plat sur l'arête en y exerçant une pression très ferme – voir la figure 1.
   
Après deux ou trois passes, on remarque la formation de morfil. Pour les travaux de finition, cette coupe peut être adéquate. En général, il suffit d'incliner l'affiloir de quelques degrés pour former un crochet assez prononcé – voir la figure 2. L'angle ne devrait pas être supérieur à 10° à moins de vouloir effectuer de très gros travaux – comme enlever de la peinture. La dimension du crochet dépendra de l'angle d'affilage, de la pression appliquée et du nombre de passes effectuées.

Figure 2 : Formation du crochet
 
Redressage du fil
 
Une arête peut être « redressée » à une ou deux reprises en faisant passer une pointe aiguë tout le long du tranchant, sous le crochet – voir la figure 3. Cependant, si le crochet est ébréché, on devra reprendre l'affûtage en commençant par le dressage, suivi du rodage .

Figure 3 : Redressage du fil
 
Dressage
 
L'arête doit être dressée à l'aide d'une lime à parer bâtarde de façon à ce qu'elle soit rectiligne et sans aucun défaut. Pour ce faire, tenir le racloir contre une surface verticale comme un établi ou, mieux encore, le serrer dans un étau – voir la figure 4. Pour obtenir un travail de grande précision et une arête bien d'équerre, utiliser le porte-lime Veritas (05M07.01).

Figure 4 : Dressage
 
Rodage à la pierre
 
Une fois limée, l'arête du racloir présente de petites stries qu'il faut aplanir à l'aide d'une pierre. Pour ce faire, commencer par mettre la pierre à plat sur l'établi de sorte qu'elle dépasse un peu du bord. Puis, en tenant le racloir contre le devant de l'établi, le faire glisser dans un mouvement de va-et-vient sous la pierre jusqu'à ce les marques de lime disparaissent – voir la figure 5. Dans le cas d'une pierre à eau, utiliser son chant puisque le racloir égratignera la surface de la pierre. Après le rodage de l'arête, les faces du racloir doivent elles aussi être légèrement rodées à la pierre pour enlever tout morfil résiduel. Le racloir est prêt à être affilé de nouveau.

Figure 5 : Rodage à la pierre
 
En suivant ces étapes et en peaufinant ces différentes techniques, on obtient une arête efficace en fonction du travail à accomplir.
Figure 6 : Raclage
 
IWF-047 Rév. A
 

Imprimer
Fermer